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 Banlieue de souche et banlieue “diverse”…

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Date d'inscription : 20/12/2009

MessageSujet: Banlieue de souche et banlieue “diverse”…   Mar 9 Mar - 22:07

Banlieue de souche et banlieue “diverse”…



La Fondation Henri Cartier-Bresson* expose, jusqu’au 18 avril, les clichés que le photographe Robert Doisneau consacra aux faubourgs parisiens de 1929 à 1966. On y découvre une situation de détresse absolue pour les petits blancs, immigrés polonais, italiens ou Français de souche. Pourtant, l’insécurité y est absente. Et l’identité parisienne vivante. La comparaison s’impose avec ce que sont devenues ces « banlieues sensibles », pourtant arrosées de subventions, d’aides diverses et confiées aux soins intensifs d’une « politique de la ville » toujours plus généreuse. Et si le niveau de vie n'était pas le principal élément à prendre en compte pour expliquer l'ensauvagement des banlieues ?

Il y a un vieil adage – et les adages sont souvent justes – qui dit que « les paroles volent et que les écrits restent ». On peut en dire autant pour les photos. Et le vérifier avec l’exposition de la Fondation Cartier-Bresson, « Robert Doisneau, du métier à l’oeuvre».
Tout le monde connaît, bien sûr, le Doisneau du « Baiser de l’Hôtel de Ville ». Mais les photos rassemblées à la Fondation Cartier-Bresson sont beaucoup moins « romantiques » : ce sont des clichés en noir et blanc, dont de nombreux de la banlieue parisienne entre 1929 et 1966.
Ce n’est pas un monde folichon. Il y a tout un peuple – et de nombreux enfants – qui y vivent plutôt difficilement. Des Français de souche, évidemment ; mais aussi des immigrés. Des Espagnols, des Portugais, des Polonais, etc. Ils habitent, pour les plus chanceux, des maisons à peu près solides, mais souvent lépreuses. Pour d’autres, c’est le bidonville. Sans eau courante. Sans électricité. Des fenêtres mal jointoyées avec des journaux et des bouts de carton. Il n’y a quasiment pas de transports pour les emmener vers la grande ville. Ils n’ont pas, à leur disposition, de terrains de sport. Pas de bibliothèques, pas de médiathèques, pas de centres culturels. Peu de commerces et, quand ils existent, bien maigrelets. Et pourtant… Pourtant ces gens-là – et les photos de Doisneau le montrent bien – n’ont pas la haine en bouche, ils n’accusent pas la société, ils ne caillassent pas les policiers, ils ne vont pas « à la dépouille », ils ne trafiquent pas de drogue, ils ne crient pas à l’exclusion ou à la discrimination.
Il y a beaucoup d’enfants sur ces photos. Chichement vêtus. Souriants ou le regard fiévreux. Mais avec de grands yeux de jeunes sans guillemets. Une des photos s’appelle « Bidonville à Ivry, 1946 ». Oui : bidonville. A Ivry. On y voit une fillette blonde. Pas une fille de bourgeois. Française ? Polonaise ? Espagnole ? Portugaise ? On n’en sait rien. Qu’importe ! Elle est belle. Et elle sourit.
Une autre est intitulée « Le Nez au carreau, 1953 ». Deux fillettes encore, derrière la vitre d’un café de banlieue, perdue dans un environnement miséreux. Ce qu’on appelait alors la « zone ». Et puis une troisième : « La Voiture fondue, 1944 ». La « voiture » en question, c’est une épave de camion, de vieux restes ferrailleux où cinq gamins s’amusent. Dans un terrain vague semé de gravats et de boîtes de conserve. Personne ne vient leur proposer des vacances gratuites à la mer ou à la montagne. Et encore moins de leur construire une mosquée… Leurs habits sont pauvres. Ils ont de tristes godasses. Pour aller à l’école, ils marchent. Et quand ils y sont, c’est pour apprendre. Pas pour agresser et insulter leurs profs. Pas pour racketter ou « suriner » leurs condisciples.
Alors, faut-il croire qu’il y a « immigration » et « immigration » ? Et que ces banlieues de la misère étaient, cependant, des lieux où les « de souche » et les nouveaux arrivants, vite assimilés – parce que chrétiens –, travaillaient, s’aidaient, s’aimaient ? Poser la question…



La banlieue hier...
Des enfants, immigrés européens ou Français de souche, vivant dans des bidonvilles, cohabitant harmonieusement et soucieux de s’assimiler ou de s’élever socialement. Bien des habitants ont quitté les banlieues parisiennes lorsqu’est arrivée une immigration inassimilable, qui a rapidement transformé le paysage et imposé une violence insupportable.



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